Le canard de Rouen est un canard Colvert apprivoisé et sélectionné dans la région de Rouen à la fin du XIXe siècle.
Laissé pour compte depuis des années, le Canard de Rouen se doit aujourd’hui de revenir dans nos assiettes.

canard de Rouen

Aussi, Philippe Lecoq relève le défi avec 3 autres confrères de le réintroduire en Normandie et de vous le faire (re)découvrir afin que la tendreté des chairs et ses grandes qualités organoleptiques vous ravisse et fasse le plaisir de vos convives.
Nous ne nous contenterons pas de vous les proposer à vente (prêts à consommer) nous vous suggérerons régulièrement les meilleures recettes inscrites au patrimoine culinaire haut-normand ou d’autres plus originales pour les préparer.

A commencer par le Canard de Rouen rôti au Four ou le Canard de Rouen en Tajine.

L’objectif est de vous proposer des volailles élevées dans le respect de l’environnement :

  • Des petites bandes d’élevage, avec une faible densité d’animaux au mètre carré. Ils sont élevés en plein air, dès la première semaine,
  • Des canards de race ancienne et normande, le canard de Rouen,
  • Une alimentation 100% végétale, avec du maïs, du blé, de l’orge, pour assurer une croissance lente
  • Un abattage artisanal à 10-13 semaines, qui conserve toutes les qualités de nos canards.

Ces canards d’environ 3 à 3,5 kg à l’âge adulte ont une durée limite de consommation de 6 jours (prêt à cuire) à 11 jours (en effilé, soit 2,2 à 2,8 kg de chair).

Histoire du canard au sang

Le canard de Duclair et de Rouen a donné naissance à la célèbre recette du canard au sang, à la rouennaise ou à la presse.
Autrefois, les paysannes se rendant au marché à la volaille de Duclair traversaient la Seine sur des petites barques. Pour économiser de la place, elles transportaient les canards dans des mues, sortes de gros casiers en osier où elles entassaient les volatiles, dont certains succombaient étouffés durant la traversée. Invendables, ces victimes du voyage représentaient un manque à gagner pour les éleveurs.
C’est alors que, vers 1900, Henri Denise, chef de l’hôtel de la Poste, à Duclair, eut l’idée d’acheter cette marchandise à moindre prix, solution qui contentait tout le monde, et d’inventer une recette adaptée aux circonstances: le canard au sang.
La tradition prit ensuite le pas sur la réalité et les canards de Rouen et de Duclair furent ainsi abattus par étouffement. Quittant un jour les méandres de la Seine, la recette parvint jusqu’à Rouen, où, consacrée à l’Hôtel de Dieppe, elle gagna ses titres de noblesse au registre de la grande cuisine française.